Je viens de lire cela qui n'arrange pas mes affaires : "Il ne faut pas dire simplement ce qui est, mais ce qui peut être : relire le passé, re-monder si on veut. Ne pas chroniquer." Ainsi s'exprime Philippe Beck dans un bouquin intitulé Poésies didactiques Editions Théâtre typographique, 220p, 19 € . Il y parle poésie . Et moi j'y consacre...cette chronique ! La poésie n'est pas morte, car elle chante encore ! Juste avant que débutent les manifestations du « Printemps des poètes » (du 11 au 17 mars dans toute la France), nous nous devons d'honorer, de célèbrer, de boire et chanter, et de consacrer cette chronique à la musique des mots. Ou à ces mots mis en musique . Poèmes mis en chansons ou musiques au service des poètes, ça jaillit de partout ! La poésie sonore, c'est ce qui est dit et aussi ce sont ces univers de musiciens qui inventent la poésie jazz, ces poètes qui braillent joyeusement leurs élucubrations rimées, ou rythmées , c'est ce qu'Univers fm diffuse et ça swingue . Alors que tout est tueries partout nous dit-on, nous montre-t-on, re-monder alors est utile . C'est civique que de s'instituer des imaginaires ouvrant sur d'autres horizons . Bon , c'est le "Printemps des poètes" et c'est plutôt une bonne nouvelle . Un clic sur l'icône "Lieux-dits" à partir de notre page d'accueil et vous accéderez à un site ami pour un plein de poésie . Pour pousser plus loin son chemin faisant . En piéton et flâneur . En "herborisateur de bitume" pour reprendre l'expression de Walter Benjamin . C'est comme on veut la poésie . C'est quand on veut la poésie. Cela peut être aussi en observateur sensible et aigu . Avec un plus d'imagination radicale. Bref, c'est là dans la poésie que se trouve la source de la contribution de l'individu à la création social-historique (notre société). Quelques petites libertés sont tolérées encore, sachons en profiter . A moins que nous n'entrions dans une répétition sans fin. Car que dire du reste, de la politique cette énigme ? Sinon qu'il n'y a plus de citoyens, il y a des consommateurs qui se contentent d'un vote d'approbation ou de désapprobation tous les cinq ou sept ans . Raconter son quotidien d'aujourd'hui avec humour et dérision, fouiller sa jeunesse, évoquer ses fugues, se projeter insoumis ni cravaté ni corvéable. Regarder sécher le linge, parler un peu avec les gens, citer des proverbes chinois, demander de faire comme si on était pas là, laisser couiner les cons , s'obstiner jusque dans ses doutes . Un brin de jogging chaque matin à poétiser, on recommande . Sur Internet : www.printempsdespoetes.com
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