Le Parlement européen vient d'adopter une législation permettant la culture des OGM. Et leur vente avec un étiquetage et une traçabilité définis par cette instance. Qu'ils soient destinés aux humains ou aux animaux, leur proportion ne devra pas dépassé 0,9% par ingrédient . Bref, quel qu'en soit la réglementation d'occasion, revisable en fonction des pressions américaines, la nouveauté c'est que les OGM pourront être cultivés prochainement . Du coup, feu vert est donné pour l'introduction des OGM dans la chaîne alimentaire par le biais des animaux d'élevage. Avec l'écoulement prochain de viande et de ses dérivés provenant de ces animaux, par tous les circuits de la grande distribution et des chaînes de restauration rapide ou d'entreprise, de restauration scolaire...

Mais "en toute transparence évidemment", nous dira-t-on . Mon oeil ! Puisque le consommateur restera ignorant de la nature transgénique des aliments de son porc, de sa pintade, de son poulet, ou de son steak, car il ne sera pas nécessaire d'indiquer que les animaux eux-mêmes ont été nourris aux céréales transgéniques. Quant à la diffusion du pollen qui leur est naturellement associée, et qui peut contaminer les champs non transgéniques, leur coexistence avec les autres types d'agriculture, n'apparaîtra nulle part. Pour en savoir plus, Inf'OGM, site de veille citoyenne sur les OGM.

Pour couronner le tout, Berlusconi. Berlusconi qui se paie l'Europe. Parce que ce voyou imprévisible, est devenu le chef de l'Europe pour 6 mois. Attention aux dégâts. Face aux pressions américaines à propos des OGM, tout est à craindre. Il sera le valet de Bush. Dans tous les domaines. Convaincu de fraude, se taillant des lois d'immunité, corrupteur de juges, la plus grande richesse d'Italie qui a fait entrer en Italie les fascistes au pouvoir, vient de prendre l'Europe en otage. Cela laissera des traces. Et des traces de prises d'intérêts par les puissances d'argent sur les décisions publiques. Sans scrupule, c'est un danger pour l'Europe, pour la liberté d'opinion, pour l'indépendance judiciaire. Gare aux services publics ! Berlusconi a en effet proclamé haut et fort qu'il ferait une politique européenne pendant ce semestre à la tête de l'UE. Ce qu'il fera ? un grand marché économique, solidement arrimé aux Etats Unis. Le libéralisme économique, la casse de l'Etat, et les questions de l'immigration et de la sécurité. Avec référence permanente aux valeurs traditionnelles chrétiennes.

"Est-ce là le futur et l'espoir de l'Union?" peut-on lire sur la première page du site pirate www.eu2003.it à côté d'une photo peu flatteuse du président du Conseil italien..

On vit dans un monde de fachos.

L'exemple Berlusconi, c'est le modèle de la droite française, depuis bien avant les élections présidentielles. Nous en parlions ici de ce qui nous pendait alors au dessus ou au dessous du nez, c'est comme vous voulez. Maintenant, nous y sommes. Nous y sommes en plein. Voyez Raffarin, le faux, le fourbe . Et la bassesse qui se dégage de ce personnage, phrase après phrase, méthodiquement, flattant l'électorat d'extrème-droite. Jusqu'à cette dernière insulte renvoyant au purgatoire les socialistes. Voyez l'impunité de Chirac.

Ailleurs, et dans la tête de quelques élus européens, ou du moins j'imagine au moment du vote, l'image d'un José Bové en cellule à l'écoute de sa soufflerie qui ne l'informe de rien, découvrant le courrier reçu et scotchant sur les murs les photos d'amis qui réconfortent. Pas question pour lui de "s'agenouiller devant le président Chirac". Plus grave, après lui avoir rendu visite mardi, Marie-Georges Buffet a assuré que "José a le moral. Il est debout. Il se bat. Il est combatif". Elle a convié les supporters du syndicaliste "hooligan" comme le disent les députés européens anglais, à une immense fête près de la maison d'arrêt, le 14 juillet, avec un grand bal organisé par les intermittents.

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