Tête de citrouille. Si cela repart pour un tour, s'il n'est pas dé-posé, comme j'imagine le lire dans mon marc de café quotidien dans son emballage argenté qui me renvoie chaque matin à mon image bien en selle d'un nouveau jour, l'impact obscène et dévastateur du perroquet menteur à la figure niaise glosant d'allégories anesthésiantes et de droit divin du haut de son écoeurant château de cartes, par la déconfiture prévisible à venir sur la dépouille de démocratie immature-le spectre démocratique- fera tache d'huile. Car le visqueux et la lie quand ils dégoulinent étouffent et rongent. Les humeurs de ce bipède escroc, criminel et timbré, affabulateur et mythomane, de ce pingouin engoncé et de sa bande de caïds mystificateurs propageront irrémédiablement une atmosphère d'asphyxie et de précipice dans le labyrinthe du monde. Quel est-il ce monde que veut guider ce roitelet prétendu Grand Dominateur du troisième millénaire, cet inférieur supérieur sordide? Plus de 800 millions de personnes souffrent de la faim, 100 millions d'enfants vivent dans les rues, la moitié de l'humanité vit avec moins de 2€ par jour. Saluons à ce propos la semaine de la solidarité internationale, qui se tiendra du 12 au 21 novembre. Nulle envie de m'incarner en vieux croûton aux simagrées stupides, donc: Américains, réveillez-vous! Aux voix! Les pommes tombent sous le pommier. Dans l'attente, si trouille vous pétrie plongez-vous la tête dans une citrouille d'Halloween vidée, percée d'yeux, que vous éclairerez de l'intérieur l'oeil limande -fête destinée justement à chasser le mauvais esprit!-, comme Michaux dans sa pomme "Je mets une pomme devant moi sur la table. Puis je me mets dans cette pomme. Quelle tranquillité!". Aujourd'hui d'ici j'entends le vent. J'aime le vent. Le vent me parle. Le vent me gonfle comme une outre. Pas comme un biniou gonflé à l'haleine. Le vent ce mouvement, même les cloches se dandinent au vent. Aujourd'hui c'est jour de grand souffle sur la Bretagne. Le Breton est un homme gonflé, c'est ce qui lui a permis de rêver tout haut. Les roches des môles ses confidentes le savent. Modestie, courage et beauté se disent-elles. Elles savent aussi que la mer sans le vent ça n'avance à rien. Qu'un bateau se traîne sans vent. Le vent se goûte, je sors. Existe-t-il une bonne pensée bretonne à la mesure des grands souffles, telle un crêpe dentelle aux algues de l'extrême énergie vitale postnatale de ces marins pisteurs d'océans comme les grands oiseaux, une fois nés jouant à chaque instant leur peau de vivant face à la mer imprévisible, à la houle déferlante, aux granits qui sabrent; telle une galette de blé noir du temps d'attente des proches qui s'organisent en conséquence, des joies de renaître après chaque marée; des destins qui se scellent au gré des disparitions...? Qui pense le vent pense du même coup aussi les espaces, pense le monde, les traces effacées dans les déserts de sable ou océaniques, la vie rare, la solitude, les retrouvailles avec la vie, la chaleur d'une étreinte quelque soit le port, sa main sa bouche sa nuque salées un dernier regard et le plaisir d'un café chaud pris sur une margelle avant de rejoindre le vent pour un retour intact?. Le vent habite le monde, et un monde m'habite; et chaque fragment de monde est habité par la vie. Avec ce souffle-mouvement qui enrichit par de multiples et minuscules poussières d'ailleurs, les terres qu'il caresse, avec cet élan en circonvolutions, tourbillons, quêtes, noeuds, plis ou vrilles, le vent est une pensée, et l'inverse aussi. Son noyau est sa capacité à s'adapter aux situations concrètes et à créer du nouveau. Y inclure pour ce IIIème millénaire, le vent du réel toujours changeant, échappant à tous, en avance, qui aussi souffle vite et plus fort que jamais. Combinaison des vents. Des voix pour balayer Bush, et le vent l'emportera... DD |
...![]()