Super-dédicace. N°229 L'installation d'un faisceau tout neuf tout beau pour assurer une liaison numérique d'excellente sonorité -cadeau que la radio s'est offerte pour ses 25 ans-, nous pose maints problèmes techniques. Nous avons bien conscience de lasser quelques auditeurs peu réceptifs à une altération de leur musique douce. Mais bon, nous ne sommes pas chez les curistes non plus. S'il y a "problème" c'est qu'il y a chemin. Sinon, nous n'en serions pas là. Sur ce chemin, je tiens à saluer cet auditeur fidèle et précieux depuis deux décennies, d'au-delà de notre zone de diffusion dite "officielle", jusqu'à offrir cette chronique "Super-dédicace" à ce bas-normand qui s'emploie sans hésitation aucune à nous avertir avec rapidité et sans tergiverser d'un quelconque problème de réception, cherchant à savoir ce qu'il se passe, intervenant avec tant d'insistance, attentif à nos aléas d'ondes, à nos manques, nous relançant régulièrement quand les solutions tardent. Avec ses relances, ses impératifs à l'adresse d'individus officiants qui, à ses yeux peut être, lui apparaîtraient trop flegmatiques enclins à musarder, enclins à la nonchalance, je l'imagine à l'inflexion de sa voix devant son poste FM comme devant sa basse-cour, ou sa cage aux oiseaux, ou son aquarium, attentif à la santé de ce qu'il a en résidence. Posté devant son poste... La modernité n'en a cure. Rien n'est fait, dit-elle, pour durer. Il y a tant d'événements, d'êtres jetables. Quant à ceux qui possèdent plus de permanence d'intention, nous devons également les laisser ou les faire disparaître. Leur destin est dans la brièveté. D'autant que, dans l'ordinaire de la vie, quoi de plus banal, quand une durée s'étire, le passé s'estompe dans un lointain confus, dans une histoire ancienne et à laquelle nous ne prêtons plus d'intérêt. Ainsi, je n'ai pas à tempérer mes louanges pour cette continuité émouvante d'attention, par delà la roue des saisons cette connivence pour poursuivre la marche. Lors de nos contacts téléphoniques il m'est venu d'exprimer mon étonnement: "Pourquoi cette continuité ?" Réponse: "Parce que j'aime votre station c'est tout!", égrenant avec joie les stations comme doit s'égrener je suppose un chapelet du côté de Mortain, près de Saint Hilaire-du-Harcouët. Super-dédicace à celui-ci qui, après son alerte, guette le moment où la guinguette rouvrirait ses portes. D.D |
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