Bureau. N°274 J'ai pris le bureau par les cornes,...et je l'ai rangé. Dorénavant il représente davantage une disposition qu'un contenu. Que l'on ne saurait du reste définir sans en trahir la nature. A l'auteur de la question: qu'est-ce qu'un bureau? Je ne sais répondre sans passer à un niveau d'analyse concrète à partir de deux significations imaginaires hétérogènes, l'une renvoyant à la maîtrise rationnelle, l'autre à un statut social. Quelles sont ces significations? L'une, le local dans lequel je me pose pour faire suer le burnous; l'autre, ce que me procure socialement cette façon de l'exercer en une conduite quotidienne...Bref, si j'en cause ainsi c'est pour plaider en faveur d'une écologie expéditive des pratiques collectives et/ou de leurs lieux d'exercice. Et de quels ailleurs et/ou autres lauriers poétiques se nourrissent-ils, et comment. De ce bureau je donne l'air d'en parler en tant que spécialiste, mais qui peut juger mieux qu'un spécialiste si ce n'est son utilisateur? D'autant que ce rangement me permet d'y poser un regard neuf quand auparavant se bornait-il à se juxtaposer au chaos ambiant. D'ailleurs les "Ch...", les "Ah!", les "Oh!" que mes collègues stupéfaits émettent tour à tour en disent long sur celui-ci. Mais brusquement une voix crie: "Fermez les ordinateurs! on coupe!" Bonne occasion pour moi de plier les doigts. "A demain" dis-je. "De bonne heure et de bonne humeur" me répond l'écho... D.D |
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