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Rage. N°319 Bilan radieux des petits et grands ponts du début mai. Mais déjà se pointe la foudre. Mon ennemi juré s'invite au bal de l'été. Combien d'émetteurs grillés, combien de réparations? Combien de fois il aura fallu en plus de vingt-cinq ans remettre l'outil radio en marche? Pas la moindre idée, mais si je ne m'en souviens pas, c'est pour mon bien. Ennemi juré, et ça continue. A chaque orage la radio y a droit, radical. A Rochefort, à l'antenne, et à Cuguen, dans nos studios. D'où des trous à l'antenne. "Ah! parfois y a rien à l'antenne!" Oui ça arrive. Voilà. Voilà pourquoi. Malgré les dispositifs pour s'en prémunir. Nous sommes à la mi-mai et les orages reprennent. Pas une bonne nouvelle. L'orage c'est un con. Du genre à broyer un cèdre ancien en un coup, comme à la Repichère en Combourg, un grand cèdre séculaire explosé projetant des quartiers de 100 kg, complètement déchiquetés, à plus de 50m à la ronde, éventrant toitures etc..Ah! braves gens, nous sommes peu de choses! Ou bien encore le grand eucalyptus qui chez moi
par ce même soir d'orage, s'est couché, sans fracas,
sinon celui des racines qui cèdent comme des détonations.
Rien à voir donc avec le cèdre foudroyé
net,
pour l'eucalyptus c'est l'humidité du sol qui lui a joué
un sale tour et la tempête venant de l'Est de la semaine d'avant
qui l'a fouetté fort par l'arrière, alors que ce jeune
naïf ne s'était prémuni que des vents d'Ouest.
Pas malin j'avais oublié de le prévenir du vent et
de l'orage. Dernier dégât: notre connexion internet et le disque dur qui sert à la sauvegarde, et sur lequel je stocke ces pages de chronique. Que voulez-vous faire quand déjà le PC est outillé de l'onduleur à parafoudre? Trop fort. Ce n'est ni un virus ni un spam, mais un gros con d'orage qui envoie sa foudre se faire voir. Et par conséquent me faire taire. De quel droit? Par bonheur, j'éteints, rallume et ça repart. Dans cette chronique ce jour, j'aurai souhaité parler d'un bilan radieux à micro-siestes. Dire comme il doit être bon de travailler dans un bureau décapotable, au bord de l'eau avec seule sa musique pour témoin...Dire que dans le cas contraire rester à l'écoute de la radio, la nôtre, sans retenue, c'est être comme au fil de l'eau. Fraîcheur, quiétude et verdure au fil de l'onde. En fait, c'est presque ça... Animé par les mêmes dispositions à l'heure où je vous parle, c'est de l'écoute d'un nouvel arrivage de jazz qui m'absorbe et m'enchante, un événement de créations et d'imaginations, car il sent bon le mois de mai et la liberté des bords de l'eau: "Tribal Musette" -Dominique Cravic & les Primitifs du futur. Et "simple Things?" de Mina Agossi. Et Milton Nascimento & Belmondo. Et "The Heart of Havana" de l'Orquesta Aragon. Et Rites de Jan Garbarek, et "A journey that matters" de Tineke Postma, et "Setting standards new york sessions" de keith Jarret, Gary Peacock, Jack Dejohnette. Enfin "Sous les pavés, le jazz" une compil' de morceaux joués alors, histoire de saluer le années 60-70, années créatives et donc révolutionnaires. D.D |
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