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Discréto. N°310 C'est bien la première fois que la rédaction de cette chronique se trouve en concurrence directe avec ma lecture d'un petit fascicule. Celui-ci est signé Fiodor Dostoïevski "Le Bourgeois de Paris", il vient de m'être mis dans les mains et depuis je n'arrive pas à m'en désaisir tellement ce qu'il décrit en 1863 est tellement d'aujourd'hui. Etonnant. Scène de la vie française, suite...Sans lien avec Fiodor. Bien que désimpliqué à 100% de ces élections municipales-ci, mais considérant mon implication à 100% dans celles qui les précédaient, je m'autorise à un commentaire. "Ce serait bien si on avait une chasse d'eau dans le crâne...une petite chaînette qui dégringolerait harmonieusement le long de l'oreille...et zip, on actionne discréto la chaînette et un grand flot bleu de canard WC nous détartre l'intérieur du crâne." Je m'explique. Je ré-utilise à mon propre compte cette formule entendue, pour bien me faire comprendre l'effet que me donnent les résultats électoraux récents au plan local. Puisque cela concernait quelque chose de localisable. Je poursuis. Depuis les résultats de dimanche soir l'affaire est classée. Comme après avoir tiré la petite chaînette. Cette histoire remontait à mars 2001, au soir du résultat. Ce qui s'en va est là...dans ce score de dimanche dernier. C'est pas clair? alors je reprends. Il s'agit d'une vieille affaire qui était localisable au sein même de ce qui se nomme "la politique locale". Qui remonte au soir des élections 2001 et se classe au soir de celles-ci en mars 2008. La chasse vient d'être tirée, et bien tirée, je n'avais jamais imaginé qu'un grand flot bleu nous détartre le crâne comme ça. Je n'en dirai pas plus sur ce grand nettoyage. Il s'agit là à mes yeux de la réparation symbolique d'un tort. D'un litige. Passons là-dessus. Ce qui m'étonne moi c'est le score, une énorme claque, insolite, que jamais je n'avais imaginé. L'ampleur de la défaite sur laquelle s'appuie mon présent propos est telle qu'elle a dépassé l'imagination. Il est dit que l'imagination est le pouvoir de (se) représenter ce qui n'est pas. Kant disait: "Comme toutes nos intuitions sont sensibles, l'imagination appartient à la sensibilité." Mais sans doute c'est l'inverse qui est vrai: la sensibilité appartient à l'imagination. Appliquée au cas électoral qui est le nôtre et qui sonne comme une sentence, dans cet espace balisé, nocif, la conclusion que j'en tire est que mon imagination était encore amarrée à une forme connue. Disons à un résultat électoral de bonne tenue, digne, relatif et mesuré. A un score à mon sens "imaginable". Mais que la claque si ample et bien réelle, qui en toute bonne foi n'avait absolument pas été anticipée, devienne un motif d'étonnement, c'est invraisemblable! D.D |
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