Il fait presque beau, mais allongé sur l'herbe c'est froid . Pour lézarder, faut attendre un peu . Si le soleil nous rechauffe, c'est déjà ça pour nous "donner l'énergie d'être meilleur"( pour parodier une pub ! ) . Pourvu qu'ça marche ! Qui se souvient qu'Arafat et Rabin avaient reçu un même prix Nobel de la paix ? Quelque temps après, comme chacun s'en rappelle (...?), Rabin fut éliminé par l'extrème droite israélienne . Il en restait un à torpiller : Arafat et son peuple. Pour la grande majorité des israéliens aujourd'hui les deux ne font qu'un . Ce qu'on échange étant toujours incalculable, tout échange est fou. Mais de cette folie dont on fait la société des hommes- qu'on voudrait libres, égaux et fraternels . La paix contre les territoires : c'était au temps du prix Nobel . Les territoires ? Une bande de terre privée d'eau, vraiment inhospitalière ? Certes, mais quelle importance? Enfin, un peu quand même.Cela aurait été la Palestine, le pays des Palestiniens, un territoire avec des oliviers. La paix ? Cela aurait été un armistice, un papier, une convention . Certes, mais seulement cela ? Non, cela aurait pu être une étendue d'eau claire dans les âmes juives . S'il n'y avait eu toujours et encore la construction de nouvelles colonies, sans cesse des colonies . S'il n'y avait eu cette provoc de Sharon sur l'esplanade des Mosquées . Après avoir pousser sans cesse aux constructions des colonies nouvelles . Sharon encore, via Sabra et Chatilla , Sharon toujours . Le Juge pénal international pour crimes contre l'humanité sera-t-il convoqué un jour pour examiner le cas Sharon ? La paix était presque là sur cette terre promise à toutes les religions et à plusieurs peuples. Deux Etats pour deux peuples , c’était comme fait . Mais encore la bêtise de la meute et la frébrilité des Barak et Clinton pressés par leurs élections respectives … Et puis , et encore et toujours la meute : de nouvelles colonies israéliennes, des routes de contournement, des humiliations envers les travailleurs palestiniens et autres restrictions économiques… De ce territoire à huit clos, où aucun témoin n'y est toléré , mais l'horreur ne peut pas se voir, une zone de non droit (autre Guantanamo) avec des morts civils, des exécutions sans jugement, la gestion méthodique du pire, Tsahal ne se retirera pas. Parce que c'est l'Empereur texan, shérif sécuritaire, qui a décidé cette guerre . Quand il annonce de mener la guerre contre "l'axe du Mal", c'est l'annonce de la guerre de religion qui est entendu, religion de l'Amérique contre l'Islam. Chien rusé, Sharon n'en attendais qu'un signe. Qui réveillait quoi ? Si l'Empereur frappe là où c'est facile, en faisant court sur le pauvre qui l'affronte, lui Sharon sous prétexte de mener le guerre du bien contre le mal, épure, chasse et humilie. Il ne cédera rien . Angélique, l'Union Européenne qui a financé les immeubles de l'autorité palestinienne, tous crevés aujourd'hui par les chars, s'en indigne un peu. De partout bien sûr on proteste. Un peu. Avant de penser: bon passons ! A moins que... Le temps des meutes . Encore. Une nouvelle fois dans l’histoire. Ces moments de violence extrème vécus par chaque élément de la meute avec une jubilation salvatrice, avec une légèreté dans l’acte. Phrase-clé des derniers jours, « Faut finir le boulot ! » éructe Sharon. La fatigue semble avoir quittée ces guerriers exaltés. Exaltés de se dire justicier, bras vengeur, et de réussir, au comble de l’exaltation, de l’excitation, à nommer châtiment un crime contre un peuple, sans qu’aucun dieu ne tressaille. A nu la pulsion ! Comble du religieux dans ce soit-disant nombril du monde survolé par les hélicoptères de chasse qui visent aussi les cliniques ! Dans une grande ferveur religieuse, cette machine infernale à dresser, les chasseurs d’homme choisissent l’amnésie , comme dans les Balkans, mais cela ne tient qu’un temps. Le feu virginise, croient-ils. Pourquoi un jour la communauté internationale ne leur demanderait-elle pas des comptes ? Des comptes, mais pour payer quoi ? Pour s’exonérer elle-même de ce que les occidentaux ont englouti comme culpabilité à travers ce 20ème siècle ? Il y a 53 ans, Israël doit son existence en tant qu’Etat à la décision des gouvernements de 50 nations , oubliant du même coup la réalité palestinienne . Un siècle chasse l’autre et toujours la même passion : celle des meutes . De meutes qui poursuivent leurs fins et s’opposent à toutes les autres fins. Ces évènements "d'urgence mondiale" comme l'affirme Kouchner surgissent dans les conversations entre voisins ou collègues, du coup je réalise combien nombreux sont ceux qui sont amenés à confondre occupants et occupés et à croire que cette terre de Palestine appartient dans sa totalité à Israêl . Quelle révision de l’histoire ! Par quel processus de désinformation cette version récente est-elle apparue ? Voir les cartes … Est-ce parce qu'il n'existe qu'une armée puissante, avec ses chars, ses hélicoptères "apaches" et ses avions et qu'ainsi il s'agit en images d'opérations de maintien de l'ordre , d'abord face depuis plus de 10 ans à de jeunes lançeurs de cailloux, puis depuis plus récemment à des bombes humaines? . Face au chaos de la communauté
internationale, atone, le volontarisme.
Vite ! A l’image de Bové et de Léostic,
c’est à la France de l’incarner . Comme nous ne sommes
pas seulement des électeurs tenus à s'isoler quelques secondes pour
voter, mais aussi et d’abord des citoyens
lucides, du moins tentons-nous de l’être, demandons aux
maires de
nos communes de s’adresser au Président de la République
et au premier ministre pour que la France, seule ou au sein de l’
Union Européenne, prenne une initiative au plus haut niveau
afin que soit respecté le droit international et pour que
soient appliquées les résolutions de l’ONU et particulièrement
la dernière qui demande le retrait des troupes israéliennes
de toutes les positions qu’elles occupent actuellement . « Il n’y a de devenirs
qu’en terme de co-existences. » disait Deleuze . Mais
les bébés qui visent à survivre perçoivent
la haine dans le regard d’adultes d’autant plus quand ceux-ci armés
détruisent la maison familiale . Bon, si allongé dans l’herbe
à plas ventre pour lézarder, le regard chafouin de
sous la casquette, la langue tirée à quatre épingles,
n’est pas encore de saison, trouvons-y un prétexte :
essayons d’écouter le ventre de la terre et son chant magnétique
plutôt avec les oreilles qu’ordinairement avec les pieds .
Pour avoir une idée des sons émis par la nature, cliquer http://www-pw.physics.uiowa.edu/mcgreevy/
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