Polies.                                                                                                                        N°248

Bienveillante présence au monde. Et d'être ensemble qu'offre notre radio par la nappe ondulante de milliers d'oeuvres musicales, libres à tout usage chez soi à domicile, dans son auto comme à son bureau, sans avoir à payer le prix auquel se commercialise tant le CD que la place de concert puisqu'ici tout est gratos et sans pub, 24h sur 24! couvrant tous les milieux sociaux en laissant planer l'éloge des plaisirs de l'éclectisme musical: musique classique, jazz d'aujourd'hui et jazz classique en journée, musiques électroniques le soir. A écouter sans réserve! A voir également puisqu'à partir de son webzine que voici, s'offre un partage de liens en rhizome d'où ces émergences de poésie et littérature, de photos et peintures, et autres mille nouvelles du monde.

C'est à partir de la présence au monde que l'on converse, entendons-nous bien. C'est à partir de l'évidence partagée de ce qui se montre, de ce qui s'offre, et ce qui s'offre c'est le monde. Nous sentons la présence du monde. Le monde comme tel, présent lui-même.

Nous sommes au monde. Oui comme dans un concert, nous sommes dans le monde. Le monde? Dirons-nous que c'est l'univers? entendons-ça, oui un univers. Nous sommes des êtres par qui il y a cette présence du monde dont on parle. C'est ça tout compte fait que d'être au monde, avec notre façon particulière d'en parler, de le mettre en scène comme il convient pour se comprendre de nos jours, produisant gestes et discours selon sa forme, selon la fatigue, et selon les actions étrangères. Dans la conversation comme dans la danse, chacun est le miroir de l'autre.

Tirer au clair le monde comme tel: ce dimanche dernier quand le vent a pénétré violemment dans mes hauts châtaigniers. Pourtant au cimetière nul pot de fleurs défraîchies de la Toussaint ne s'est envolé. Il pleut. Les pierres tombales y sont brillantes comme neuves. Ces demeures. Bien polies. D'un granit qui sourit au vent et à la pluie. Et à l'exiguïté du temps que nous avons pour nous, brefs vivants. Dont parlent les journaux. Vivants brièvement, fascinés par le présent qui se dérobe sous nos pieds. Légers mais qu'importe cela ne pèse pas lourd. Ainsi les journées se passent. La mort est à l'abri du vent dans la profondeur du sol. La pluie glisse sur ses habits de pierre froide. Sur le chemin du retour, l'idée me passe d'aller par les quartiers fraîchement bâtis. Ah! certains pots de fleurs s'étaient envolés, d'autres pas. Pas âme qui vive dans le patelin ce dimanche. Tous à l'abri du vent et de la pluie aussi indissociables que la vie et la mort, dans ce patelin où s'enchaînent les êtres vivants dans un laps de temps.

Tirer au clair le monde comme tel: ciel douteux, gris et bleu mêlé, et bise aigre. Bah! ça crispe un dimanche. Alors retour au bercail et je case dans ma chaîne musicale le dernier cd "Flower power" enregistré par Aldo Romano-Henri Vignolo-Baptiste Trotignon. Magnifique! Il s'agit d'une reprise de tubes des années pop, arrangés jazz. Quand le jazz se met à la pop...Puis d'Artero, trompettiste français, pour une reprise flamboyante de quatorze morceaux toniques de Brel. Magnifique! Manque peut être: "Madame promène son cul sur les remparts de Varsovie..."mais bon. Parce que même le dimanche la sélection continue pour le meilleur de notre programmation de média local, pour que chuchote à l'oreille des paisibles résidents du pays quelque chaleur douce et communicative.

Amitiés radiophoniques!

 D.D

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