Coin.                                                                               N°285

Coin d'univers. Fragmentaires et passagères ces chroniques. Elles m'apparaissent néanmoins ici essentiellement comme une activité de choix et de décision dont son auteur assume seul la responsabilité. Elles ne fondent ni justifient cependant un art de vivre. Qui pourrait imposer a priori une conduite à suivre dictée par des principes fixés d'avance.

Liées à aucun système j'utilise ces chroniques "à la semaine" pour ce qu'elles valent: la description d'une représentation sensible qui est la mienne, qui énonce l'état de ma sensibilité en y ajoutant un avis par de courtes formules frappantes. Et il m'est arrivé de frapper fort.

Coin d'univers. Cette chronique sur écran pareil à un mur de pierre d'où dégoutte le filet d'eau des mots, doucement. Une goutte et une autre goutte, dans le silence. Un mot et un autre mot, et le silence.

Tout est simple. La paix existe sur la table ronde de châtaignier verni sur laquelle j'ai installé l'ordinateur. Et vient l'heure sombre de mettre en ligne. Sombre parce que c'est le soir que se font ces mises en ligne. Heure de voyager. J'envoie mes rires interrogateurs au-delà, bien au-delà des bois qui sont les miens: ciel d'exils. Comme à la pointe Saint Mathieu samedi dernier où sous le soleil, le ciel et la mer se mêlent au large.

Et pour ce que contiennent ces chroniques qui naviguent sans moi, simple, j'attends seulement que les idées me remontent des doigts de pieds. Que l'oreille tendue vers les sons que je préfère me fasse savoir s'ils s'approchent. Et la vague qui, en se gonflant, me soulève vers une nouvelle vision.

Ah! toute cette poésie haletante pour vous faire comprendre qu'en cette fin d'après-midi, soit je profitais du soleil ou soit je me colletais à une chronique bien ficelée comme quand il pleut. J'avoue, j'ai opté pour les doux rayons qui réchauffent.

D.D

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